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mardi 16 octobre 2012

I want You!












« Où tu vas ?
 –Boire un verre avec des potes
–filles ou mecs ? »
Cela vous rappel quelque chose ? Oui ? Non ? Bon plutôt oui ou plutôt non ? Ne vous en faites pas, la jalousie est un phénomène tout à fait humain et normal lorsqu’elle n’est pas extrême. Un fait tout à fait commun et remontant à l’origine de la création de notre société, mais pourquoi sommes-nous jaloux ? Cela dénote-t-il d’une certaine forme de dépendance envers l’autre comme lorsque l’on fume une cigarette ? Possible, mais si l'on partage volontiers une cigarette, il n’en va pas forcément de même pour notre moitié (j’ai dit « pas forcément » hein, je ne juge pas ceux qui le font).



Pourquoi sommes-nous jaloux ?




            Ah… ces regards inquisiteurs quand on rentre un peu plus tard du travail, ce questionnement redondant pour savoir où était l’autre avant qu’il ne rentre… Mais ; c’est grave docteur ? Pas du tout, enfin du moins pas forcément, tout est dans le dosage. Car si la jalousie est un phénomène culturellement légitime, si elle est poussée à l’extrême elle s’accompagne généralement de sanctions sociales.
Qui dit Jalousie dit rapport à l’autre: comment nous positionnons nous vis-à-vis de l’autre, et pas uniquement de l’autre partie d’un couple (ou des autres parties d’une relation triangulaire, carré, ou toute autre forme géométrique, mais les maths n’expliquent pas tout)  mais également vis-à-vis de l’ami, du collègue, de l’inconnu croisé dans la rue.


Pour voir ce positionnement je vous propose de faire un peu de français, allez je sais que vous adoriez secrètement cette matière durant vos années scolaires, oh et pis de toute façon vous n’avez pas le choix, voilà ! Commençons donc la leçon : « Je promenais mon chien dans la rue quand soudain je rencontrais mon meilleur ami accompagné de sa copine qui me demandais si ma fiancée se plait dans son nouveau travail, je répondis qu’elle ne supportait pas trop ses collègues. » Alors nous distinguons que cette phrase se situe au discours direct et qu’elle dénote d’une narration, mais plus précisément l’utilisation récurrente que nous avons du pronom possessif, qui traduit une situation d’appartenance, une relation qui, quelle qu’elle soit se base dans notre société sur un principe d’appartenance graduellement exclusif, et la jalousie en est une composante.



Nous sommes donc jaloux car nous nous possédons, et nous ne nous voulons que pour soi. Cela s’explique en deux raisons : d’une part notre société judéo-chrétienne très ancrée dans la monogamie, et implicitement le mariage vu comme une alliance. Mais ça on va dire que c’est l’excuse, car en réalité il ne s’agirait peut être tout simplement que d’une « manipulation » médiatique. Ben oui du temps de ceux qui ont connu les hippies on l’était quand même vachement moins. Depuis le début des années 90 avec la mondialisation et les « mass medias » qui en découlent arrive un vent de changement : l’individualisme, et même si à l’heure actuelle on surfe sur la vague du « bibi-yoyo » pour avoir plus de cliques, au final ce qui nous intéresse le plus dans la vie c’est… Nous bien sûr. En plus on nous a créé des outils incitant au narcissisme : regardez le réseau zozio bleu: qui a pour principe de parler de soi; et on n’oublie pas bien sur les publications sur le mur de fesses de bouc, et aussi toutes ces émissions où les participants font part de leurs trépidantes vies de beaux-gosses qui essaient de trouver le lien entre leur amour pour leur miroir et leur célibat.


Bref tout ça pour dire que nous sommes égocentriques, chacun à notre manière, et que si nous sommes jaloux c’est que nous sommes blessés dans notre égocentrisme, dans notre confiance en nous, ne suis-je pas alors si merveilleux que ça ? Tiens je vais aller vérifier, juste pour voir si mon pouvoir de séduction existe toujours… 


                Tout est dans le dosage, la jalousie ce n’est pas qu’un mal, elle peut autant sauver un couple que le détruire.  Mais ça ce n’est pas moi qui vais l’apprendre à quiconque, la jalousie peut parfois agir comme un carburant dans une relation, y mettre du piquant, mais attention à ne pas trop en mettre car le moteur aurait tant vite fait d’exploser. 

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